Coût de fourchette
Le goût a-t-il forcément un coût ?

 

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Prix, nom masculin du latin pretium. Valeur d’un bien, d’un service, exprimée en monnaie

Qui ne s’est jamais retrouvé dans cette situation hasardeuse -ça ne devrait d’ailleurs jamais être le cas !- ou l’on endosse instantanément l’habit du client mal à l’aise, bafouillant, obligé de quémander le prix au kilo parce que d’étiquette il n’y a point. Petit moment de solitude. Le train passe… Le commerçant nous regarde avec une tête d’ahuri, du style de celui qui a face à lui une enmerdeuse cliente pas facile qui, en plus d’observer attentivement les légumes, demande combien ça va lui coûter !

Il existe une multitude de situations de ce genre et celles et ceux qui ont pour habitude de se coltiner le cabas le savent bien ! Il y a aussi l’artisan boucher à qui vous demandez -en ce joli dimanche- un filet mignon de porc de 1 kilo et qui vous annonce fièrement en vous regardant avec un oeil  -l’autre est caché derrière sa balance- « 1,220 kilo c’est parfait, j’emballe ?»  Non, vous n’emballez pas, parce qu’à 18 euros du kilo, ma note s’allonge monsieur (NDLA : 3,96 euros en sus tout de même) et que si je fais comme ça chez tous les commerçants de la rue je mange des pâtes et du riz 3 mois sur douze moi monsieur. Il faut tenir bon, garder le sourire et expliquer que non décidément pour respecter votre recette, c’est bien d’1 petit kilo dont vous avez besoin.

Demander le prix peut effrayer. Et pourquoi donc ? Je suis fille de commerçant, j’ai souvent entendu dire « le client est roi» . Il n’y a rien de déshonorant, bien au contraire. Comme le dit Jean-Pierre Coffe « il faut réapprendre l’usage de la balance pour être précis dans ses achats» . Et tant pis si on pique un fard et qu’il y a une dizaine de clients qui piétinent derrière nous !