Coût de fourchette
Le goût a-t-il forcément un coût ?

Soupe carotte

Il paraît que c’est l’automne. Je n’ai pas envie de le croire et je ne dois pas être la seule. Premiers frimas le matin au réveil et première soupe de la saison le soir venu. Enfant, je mangeais de la soupe de légumes 365 jours par an. A l’époque, j’étais encore très loin de me rendre compte à quel point c’était bon pour moi… La soupe est riche en nutriments essentiels et tellement agréable à manger  si tant est qu’on prenne un peu de temps pour la réaliser et qu’on laisse libre court à son imagination …

Pour 4 personnes

Coût :  70 centimes par personne

Temps :  1 heure, cuisson comprise

Ingrédients

  • 150 grammes de lentilles corail : 93 centimes
  • 6 carottes moyennes : 35 centimes
  • 1 échalotte dodue : 10 centimes
  • 2 gousses d’ail : 30 centimes
  • 1 bouillon de légumes bio (quantité selon la consistance désirée) : 20 centimes
  • 1 branche d’herbes aromatiques fraiches (coriandre ou basilic) : 25 centimes
  • 2 cuillères à soupe de lait de coco : 45 centimes
  • 2 feuilles de laurier
  • 1 bonne pincée de colombo
  • 1 bonne pincée de curcuma
  • sel, poivre 5 baies et gomasio. Assaisonnement : 20 centimes

Préparation

Dans une grande sauteuse, faites revenir le colombo, le curcuma, l’échalotte et l’ail émincés dans un mince filet d’huile de tournesol. Ajoutez ensuite les lentilles sans cessez de remuer pendant cinq bonnes minutes. Pendant ce temps, épluchez les carottes et coupez les en morceaux assez petits que vous ajoutez au reste de la préparation. Faites revenir le tout à nouveau cinq bonnes minutes et mouillez ensuite avec le bouillon de légumes à mesure selon la consistance désirée au final. Ajoutez le laurier et l’herbe aromatique. Salez et poivrez. Laissez cuire à couvert une vingtaine de minutes. Vérifiez la cuisson. Retirez le laurier et la tige d’herbes. Mixez finement le tout. Ajoutez le lait de coco. Redonnez un coup de mixeur et rectifiez l’assaisonnement si besoin est. Au moment de servir, saupoudrez de gomasio (mélange de sel de mer non raffiné et de sésame).

Carottes

Je ne parle pas musique mais bien légumes prêts à l’emploi. Les légumes de la 4ème gamme sont lavés épluchés et découpés industriellement. Ils sont ensuite conditionnés dans des emballages spécifiques (à teneur réduite en oxygène ce qui est censé éviter la destruction des vitamines par oxydation).

C’est un des grands succès de ces dix dernières années dans le domaine agro alimentaire. La cible ? Le consommateur préssé. Encore lui. Et la course folle se paie. La carotte râpée industrielle, marque distributeur, est 300 % plus chère que la carotte râpée maison. Je passe sur la liste des ingrédients, même si ça pourrait être franchement pire : carottes, eau, huile végétale, vinaigre d’alcool, sel, moutarde, amidon modifié de pommes de terre, arôme poivre [ah, on commence à jouer avec la boîte du petit chimiste], épaississants : E415 – E412, arômes naturels, sucre.

L’argument imparable que j’entends : « il vaut mieux manger des carottes râpées industrielles qu’un hamburger et des frites» . Pas faux. Mais tout de même ; c’est tellement vite fait de râper 2 carottes, d’ajouter un filet d’huile d’olive, un jus de citron et un peu de fleur de sel. Même pour un pack lunch dans une jolie boîte à bento colorée réutilisable.