Coût de fourchette
Le goût a-t-il forcément un coût ?

Certaines personnes aiment que leur frigo soit archi plein et rempli de denrées, moi c’est tout le contraire. Comme je le dis souvent, un réfrigérateur, c’est comme un trésor, il faut s’en occuper sérieusement [faire fructifier les pièces en or, liquider les marchandises qui vont être dépassées...]  et comme l’anticipation n’est pas ma religion, je préfère de loin, avoir seulement quelques produits au frais et un placard à épicerie bien garni lui par contre (épices, condiments, fruits secs…) pour cuisiner avec spontanéité dans la mesure du possible. Donc paradoxalement, quand le réfrigérateur se vide, je me sens beaucoup, mais alors beaucoup plus légère…  Pour moi, un aliment bien cuisiné est un aliment dont la durée de vie est courte. Pas de chichis et surtout pas de restes… Comme dirait quelqu’un que je connais quand ils reçoit du monde autour de sa table « mesdames messieurs, la maison ne reprend pas les invendus !»  J’ai récemment refait la recette de la tarte au chocolat au lait. Mais, cette fois, j’ai remplacé les cacahuètes par des noix de Pécan et de la fleur de sel. Et comme il me restait de la pâte sablée, j’ai rempli ma boîte à biscuits avec ces petits gâteaux secs, très appréciés avec un espresso stretto.

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Sablés aux noix de Pécan

Préparation : 30 minutes

Cuisson : 6 minutes

Coût : 7 centimes environ le biscuit

Pour une trentaine de sablés

Ingrédients

  • 140 g de beurre : 1,17 euros
  • 75 g de sucre glace : 80 centimes
  • 25 g d’amandes en poudre : 1,10 euros
  • 1 pincée de fleur de sel
  • 1 œuf : 35 centimes
  • 250g de farine : 50 centimes
  • 35 grammes de noix de pécan : 50 centimes
  • 1 CC de cannelle en poudre : 5 centimes

Préparation

J’ai utilisé mon robot en ajoutant successivement dans le bol mixeur : le beurre pommade, le sucre glace, l’œuf,  la poudre d’amande et la farine. Quand le mélange est devenu homogène (assez rapidement finalement), et à défaut de papier guitare, j’ai versé la pâte sur un morceau de papier sulfurisé. J’ai recouvert d’une deuxième feuille et à l’aide du rouleau à pâtisserie, je l’ai aplatie au rouleau (5 mm environ). J’ai entreposé le tout 20 minutes au réfrigérateur et ai ensuite saupoudré la pâte de cannelle en poudre et de noix de pécan torréfiée et concassée. J’ai ensuite formé mes sablés à l’aide d’un verre. Re-passage au froid 15 minutes et cuisson sur le lèche frite recouvert de papier sulfurisé (à défaut de papier guitare, c’est mon nouvel ami lorsque je fais de la pâtisserie) à 180° pendant 6 à 7 minutes. Vous devez obtenir des sablés bien dorés. Les conserver dans une boîte hermétique. trading de crypto monnaie

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Je n’irai pas quatre chemins. Les bayonnais ont le sens de la fête. Ils le démontrent allègrement chaque dernier week-end de juillet à l’occasion des Fêtes. Quatre jours d’intense folie durant lesquels on mange, on boit, on chante -en basque forcément- et on dort un peu quand même. Le Roi de la fête, c’est Léon -une marionnette géante articulée- qui se réveille uniquement après avoir entendu les 12 coups de midi du fronton de la mairie accompagnés par les ovations des bambins venus spécialement assistés au réveil du Roi [un peu fainéant le Roi quand même]… Bayonne, fortifiée par Vauban, est une très belle ville.  Nous avons goûté des spécialités basques savoureuses, mais je dois dire que le plat qui a le plus retenu mon attention est celui qui a été mitonné avec amour par nos hôtes H. et L. , j’ai nommé le Rougail saucisses !

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Le Rougail saucisses

Préparation : 30 minutes

Cuisson : 40 minutes

Coût : bon marché

Pour 6-8 personnes

Ingrédients

  • 1 kilo de saucisses fumées créoles (disponibles dans les Epiceries asiatiques
  • 4 gros oignons
  • 1 bouquet de thym
  • 2 CS bombées de curcuma
  • 4 pincées de gingembre
  • 1/4 de piment vietnamien ou à défaut utilisez du piment d’Espelette (forcément en plus grande quantité)
  • 5 gousses d’ail
  • 1 litre de concassé de tomates fraîches

Préparation

Coupez la saucisse en morceaux. Émincez les oignons et réservez-les. Faites revenir les saucisses à sec dans une cocotte afin de faire sortir le gras. Ajoutez le curcuma. Faites revenir encore et encore en prenant soin de mélanger.  Ajoutez le gingembre, le piment coupé en petit bout , l’ail et les oignons. Faites revenir le tout quelques minutes. Versez le concassé de tomates et recouvrez d’eau chaude. Couvrez et laissez mijoter une trentaine de minutes à feu doux. Le plat est cuit lorsque la consistance devient rouge et pâteuse. Laissez reposer. Pendant ce temps, préparez du riz blanc que vous servirez en accompagnement.

La Reunion

Voilà. Je suis fan.  Séduite parce que c ‘est un plat plein de saveurs, mitonné en cocotte, qui transporte loin… Il rentre donc le plus naturellement du monde dans la catégorie des plats « à refaire» . Nous nous sommes aussi régalés avec le  foie gras maison sans oublier la tarte basque, la tomme pure brebis, les moules à l’escabèche, le parmentier de canard,  et les fameuses galettes de maïs à la ventrèche, le tout arrosé d’Irouleguy ! Et bien, vous savez quoi ? On retournera au pays basque ; il n’y a rien à dire, ils savent recevoir ;-)

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Cake legumes

Une ballade en montagne du côté de la Croix Fry au dessus de Manigod pour les connaisseurs de la Haute Savoie [c'est là que j'ai appris à skier à l'âge de 5 ans], et rien que des bonnes choses dans les sacs à dos… C’est fou comme les mets peuvent être savoureux en altitude après avoir crapahuté, vous ne trouvez pas ? Pour que le tableau soit complet, n’oubliez pas l’Opinel. Mine de rien le couteau des amoureux de la montagne et des piques-niques en tous genres existe depuis 1890 et est né dans une autre magnifique vallée : celle de la Maurienne en Savoie…

Cake aux légumes

Pour 6 personnes

Temps de préparation : 20 minutes

Coût : 1,04 euro

Ingrédients

  • 2 carottes coupées en petits dés : 10 centimes
  • 2 courgettes pelées coupées en petits dés : 25 centimes
  • 1 poivron rouge coupé en fines lamelles : 50 centimes
  • 150 gr haricots verts coupés en tronçons : 23 centimes
  • 4 œufs : 1,40 euro
  • 100 grammes de brebis râpé : 1,10 euro
  • 4 cuillères soupe lait
  • 4 cuillères soupe de ricotta : 1,40 euro
  • 1 sachet levure chimique : 10 centimes
  • 120 gr beurre ramolli : 1,20 euro
  • 20 gr de muscade râpée
  • sel, poivre

Préparation

Faites cuire les carottes et les haricots verts à l’eau bouillante salée 10 minutes, puis ajoutez les poivrons et les courgettes. Laissez encore 5 mn. Egouttez les légumes. Réservez-les.
Faites chauffer le lait avec la ricotta, puis ajoutez en remuant le râpé de brebis pour le faire fondre. Réservez.
Roulez les légumes bien égouttés dans les 2 cuillères de farine. Réservez-les. Allumez le four th 6 (180°).
Dans un saladier mélangez en battant bien le beurre et les jaunes d’œufs. Ajoutez progressivement la farine, la levure, du sel, du poivre, un peu de muscade et en filet la préparation à la crème. Introduisez les légumes à la préparation précédente, puis les blancs battus en neige avec une pincée de sel. Versez le tout dans un moule à cake bien beurré. Faites cuire 1 h. démoulez tiède.

Cake legumes 2

Epilogue

Merci à toi chère maman pour cette nouvelle recette saine et gourmande à la fois. Mention spéciale au petit Loic et à Juju qui ont marché comme de véritables petits montagnards. Fin prêts pour la prochaine ascension ? C’est promis, cette fois on emmènera une tonne de chips ;-)

Melanzane alla pizzaiola

Direction le sud. Cette recette est originaire de  l’île mythique, la plus grande de la méditerranée, j’ai nommé la Sicile. « Alla pizzaiola»  signifie que le plat a été cuit comme une pizza, c’est-à-dire au four, et abondamment garni de fromages et de tomates. J’avais déjà publié une recette de melanzane alla parmiggiana ; je récidive donc avec cette variante ma foi tout aussi gourmande. Ici, l’acidité du citron définit bien les contours du plat et permet de croiser les variétés de fromages. Les légumes utilisés dans cette recette viennent originellement d’ailleurs : les aubergines d’Inde, les poivrons et les tomates d’Amérique centrale ; il faut remercier ces marins forcément un peu fous qui parcouraient les mers des mois durant et ramenaient avec eux des denrées colorées qui piquaient la curiosité des botanistes, eux aussi du voyage…

Melanzane alla pizzaiola

Préparation : 30 minutes

Cuisson : 20 minutes

Coût : 1,10 euro par personne

Pour 6 personnes

Ingrédients

  • 3 aubergines longues ou 6 rondes : 2,20 euros
  • 3 tomates : 1,15 euro
  • 2 poivrons (une rouge et un jaune) : 60 centimes
  • 1 gousse d’ail
  • 150 grammes de feta : 80 centimes
  • 1/2 baguette aux céréales rassie : 60 centimes
  • le jus d’1/2 citron
  • Une dizaine de câpres
  • Huile d’olive
  • Pignons de pin
  • Parmesan
  • Poivre 5 baies
  • Basilic. Assaisonnement : 1,20 euro

Préparation

Lavez, essuyez et coupez les aubergines en rondelles de 1 cm d’épaisseur. Poudrez-les de sel fin et laissez-les dégorger pendant la suite de la préparation. Épépinez et lavez les poivrons. Faîtes légèrement toaster la baguette rassie puis réduisez-la en miette. Dans un saladier, mélangez les tomates coupées en dés, les poivrons émincés, l’ail, la feta émiettée, le jus de citron, les câpres, l’huile d’olive, le poivre et la chapelure maison. Rectifiez l’assaisonnement si besoin est. Préchauffez votre four à 180°C. Épongez les rondelles d’aubergines, puis disposez de la farce sur chaque rondelle. Parsemez de pignons, de basilic et de lamelles de parmesan. Enfournez pour une vingtaine de minutes. Servez chaud ou tiède.

Melanzane 2

Comme souvent il existe autant de recettes de melanzane alla pizzaiola qu’il y a de familles en Sicile. Si vous avez dans votre placard des anchois [de bonne facture], vous pouvez les ajouter à la recette, même chose pour le jambon cru. La re-découverte, c’est l’utilisation du pain rassi… Je fais aussi souvent en ce moment la panzanella (salade de tomates et de pain à l’ail)…

Salade ibérique

Je n’aime pas particulièrement le foot, mais je dois bien avouer que l’autre soir, l’air de rien, en passant devant ma télé, j’ai pu apercevoir la fluidité et l’adresse du jeu espagnol… Je me suis dit que ça valait bien une petite recette, complète et diététiquement correcte comme je les aime. Et si, comme moi, vous trouvez que les calmars annoncent à merveille le temps des vacances, je vous conseille de les saisir sur le feu simplement quelques minutes pour que la texture reste la plus tendre possible…

Salade ibérique

Préparation : 20 minutes

Cuisson : 20 minutes

Coût : 1,29 euro par personne

Si vous n’utilisez pas des calmars frais, prévoir une décongélation  la veille au réfrigérateur dans du lait.

Pour 6-8 personnes

Ingrédients

  • 600 grammes de mogettes de Vendée Label Rouge : 3,35 euros
  • 200 grammes de poivrons rouges et jaunes : 30 centimes
  • 300 grammes de calmars (surgelés dans cette recette) : 4,50 euros
  • 1 petite gousse d’ail
  • 1 CC bombée de bicarbonate de soude
  • 3 CS crème liquide
  • Une dizaine de câpres
  • Le jus d’1/2 citron
  • Huile d’olive
  • Sel et poivre. Assaisonnement : 90 centimes

Préparation

Portez de l’eau salée et bicarbonatée à ébullition dans une grande casserole et y plonger les mogettes pour une vingtaines de minutes (elles ne doivent surtout pas être sur cuites). Parallèlement, faites revenir les poivrons dans une sauteuse avec un mince filet d’huile d’olive. Salez, poivrez et réservez.

Rincez les calmars à l’eau courante. Pressez-les fortement dans du papier absorbant afin de retirer tout excédent d’humidité. Dans la même sauteuse, faites revenir 2 minutes à feu vif avec un peu d’huile d’olive les calmars et l’ail. Ajoutez le jus d’un demi-citron et laissez le liquide s’évaporer. Réservez.

Égouttez les haricots. Laissez-les refroidir quelques instants et mélangez tous les ingrédients dans un saladier. Mixez la crème avec les câpres, le sel et le poivre. Ajoutez cette sauce à la préparation et mélangez délicatement. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement si besoin est.

Cette salade se déguste à température ambiante.

Si vous aimez les plats épicés, au moment de servir, vous pouvez ajouter de petits morceaux de chorizo fort simplement saisis. A déguster avec un vin espagnol organique produit à Alicante que nous avons découvert et doté d’une belle assise en bouche pour un vin bio [et oui, en Espagne, il existe d'autres vallées que la Huelva et ses fraises pleine de pesticides cultivées sous tunnels plastiques !]. Flor del Montgo, c’est le petit nom du flacon… Souhaitons enfin bonne chance à La Roja pour le 11 juillet !

Entree 1

Molto simplice !  Le végétal se suffit à lui même, la quintessence du légume racine et puis c’est tout. Il fallait juste trouver une note sucrée pour équilibrer le piquant du navet, car même très jeune, il allume gentiment les papilles. Très occupée que j’étais à manier la mandoline, je me suis soudain rappelée que les abeilles produisent un nectar d’exception…

Pour 2 gourmands
Comptez 10 minutes de préparation

Coût : les légumes sont extraits de mon paniers bio, mais je dirais moins de 1 euro par personne…

Ingrédients

  • Une dizaine de radis
  • 2 navets
  • 1 CC d’huile d’olive
  • 1 CC d’huile de Cameline
  • 1 petite gousse d’ail
  • 1 pointe de couteau de miel
  • Fleur de sel
  • Graines de pavot

Préparation

Épluchez les navets. Préparez les radis. Lavez-les soigneusement. Coupez des lamelles très fines de radis dans une assiette. Procédez de la même manière dans une autre assiette avec le navet. Disposez joliment sur les assiettes de service. Dans un bol, mélangez les huiles, l’ail et le miel. Assaisonnez les légumes avec. Parsemez d’un peu de fleur de sel et de graines de pavot. Servez bien frais.

Entree crue 3

En dehors du fait -non négligeable par les temps qui courent- que l’on gagne un temps précieux en consommant les légumes crus, il existe un intérêt pour l’équilibre nutritionnel dont je vous avais déjà parlé . En réalité, manger de temps à autre certains aliments sans les faire cuire, permet de mastiquer davantage et de profiter pleinement et sans altération des vitamines, minéraux et autres enzymes bénéfiques pour la santé humaine.

Lasagnes aux legumes

Des légumes d’été qui sentent bon le soleil en lieu et place de la traditionnelle sauce à la viande et une crème onctueuse au chèvre frais qui fait office de béchamel. A cela, j’ai ajouté des lamelles de fromage pure brebis et bien sûr les indétrônables pâtes à lasagne…

Pour 6 gourmands
Comptez 20 minutes de préparation

Coût : 1,76 euros par personne

Ingrédients

  • pâtes à lasagne : 90 centimes
  • 1 chèvre frais type chavroux : 1,10 euro
  • 2 briquettes de coulis 100% tomates : 95 centimes
  • 2 briquettes de crème entière liquide : 1,60 euro
  • 4 courgettes : 60 centimes
  • 400 grammes de poivrons (rouge et jaune) : 1 euro
  • 1 chabichou très sec : 2,60 euros
  • Un morceau de brebis type Etorki : 1,30 euro
  • 2 gros oignons
  • 2 échalotes
  • Huile d’olive. Assaisonnement : 50 centimes

Préparation

Faites revenir une dizaine de minutes les échalotes et les oignons émincés dans un peu d’huile d’olive. Lavez les poivrons et les courgettes. Ajoutez les poivrons et faites-les revenir 5 à 6 minutes. Détaillez les courgettes en petits cubes et ajoutez-les à la préparation. Couvrez et mélangez régulièrement. Ajoutez la sauce tomate. Laissez réduire à feu doux. Dans une petite casserole délayez le chèvre frais à la crème liquide. Montez vos lasagnes à présent. Huilez votre plat. Mettez une petite louche de crème et de légumes dans le fond. Surmontez des plaques de lasagne. Ajoutez 3 petites louches de légumes, puis sur le dessus 2 petites louches de crème au chèvre. Parsemez de fromage de brebis râpé et de petits morceaux de chabichou. Recouvrez de pâtes à lasagne et ainsi de suite jusqu’à épuisement des matières premières… Faites préchauffer votre four à 200°C et enfournez pour une vingtaine de minutes.

Lasagnes legumes

A posteriori, je pense avoir également ajouté du basilic frais par ci par là…

Enjoy !

Ils ont connu chef Patrice sur les pentes enneigées, ski ou surf aux pieds, c’est selon. A l’époque Aromatik en était encore à l’état de projet. Les discussions sur les produits, les cuissons, les associations de saveurs allaient bon train. Ce qui m’a toujours fait sourire – et je ne sais pas si vous avez remarqué la même chose – c’est que quand on aime cuisiner, au cours d’un même repas, on est capable de déguster un truc formidable et en même temps, de disséquer un précédent repas qui nous a plu (ou non d’ailleurs) et d’anticiper sur la préparation du plat principal pour le dîner. Je ne vous le cache pas ; certains de mes amis respirent cuisine, pensent cuisine et font des projets autour de la cuisine…

Lorsque j’ai proposé une virée dans mes montagnes avec comme point d’orgue un dîner chez Aromatik, je n’ai pas eu besoin de convaincre. En même temps, il faut avouer que mes amis n’ont pas les deux pieds dans le même sabot et apprécient beaucoup l’air de la montagne, enfin, surtout d’en bas… De sommets, il n’y a point eu, trop occupés que nous étions dans nos chaises longues à observer les mélèzes se dresser sur les falaises [il faut reconnaître que rien n'arrête un mélèze qui a décidé de pousser]…

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Vous en voulez encore ?

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La table entière a opté pour le menu dégustation (une entrée, un poisson, une viande et un dessert pour 39 euros). N’ayant pas noté scrupuleusement les intitulés des plats, je vous laisse dans l’immédiat deviner leur contenu. Le service a été charmant et attentif, comme toujours, mais je dois reconnaître que ce soir là, il avait une saveur inattendue… Merci à toute l’équipe d’Aromatik ; la soirée a été belle, très très belle !

Arvi pa !*

*A la prochaine en savoyard

Sans titre

De retour de mes montagnes et d’un dîner mémorable chez Aromatik dont je vous reparlerai bientôt ici même, je continue à croire au retour du soleil. Et ce, malgré une grisaille persistante. Alors je ne cesse de plumer mon maraîcher de ces merveilleux légumes de printemps et, de retour à la maison, je joue sur l’étonnant registre des associations de saveurs. Je reconnais que c’est parfois hésitant et pas toujours fructueux, mais là le résultat est tonique et me plaît beaucoup [autosatisfaction ON]. Et si, comme moi, vous vous demandiez pourquoi le wasabi devrait être strictement réservé aux suchis party, sachez que je l’utilise à présent comme un condiment et qu’il tient toutes ses promesses…

Pour 4 personnes
Comptez 15 minutes de préparation

Coût : 1,25 euros par personne

Ingrédients

  • 200 grammes de petits pois : 80 centimes
  • 200 grammes de fèves extra fines : 90 centimes
  • 200 grammes de pois gourmands : 75 centimes
  • 1 petite gousse d’ail
  • 80 grammes de feta  : 70 centimes
  • 60 grammes d’amandes entières : 70 centimes
  • 4 poignées de roquette : 50 centimes
  • 4 tiges de coriandre
  • 1 CC huile d’olive
  • 1 petite CC de wasabi en tube
  • 1 filet d’huile de noisette. Assaisonnement : 65 centimes

Préparation

Dans une casserole d’eau bouillante salée, faire cuire  les petits pois, puis les fèves et enfin les pois gourmands. Préparez un récipient d’eau froide et une fois cuits plongez-les simultanément pour stopper la cuisson et conserver leur couleur d’origine. Egouttez les légumes. Otez la pellicule des fèves. Dans une poêle antiadhésive, faites torréfier quelques minutes les amandes. A l’aide d’un hachoir électrique, hachez grossièrement la roquette, l’ail, les feuilles de coriandre, 1 CC d’huile d’olive et le wasabi. Commencez par une petite quantité de wasabi et goûtez. Rectifiez selon votre goût si besoin est. Réservez. Dans ce même hachoir hachez à présent grossièrement les amandes torréfiées. Dans une assiette, avec une fourchette, mélangez les herbes et les amandes à la feta. Réservez au frais.
Au moment de dresser, disposez les légumes au centre de l’assiette, assaisonnez-les avec un filet d’huile de noisette et émiettez sur le dessus la feta aux herbes.

Brochette agneau 2

Il faut le dire ; on est en plein délire climatique, non ? La Bretagne [que j'adore] semble prendre ses aises et étendre ses turpitudes météorologiques à tout l’hexagone. Il fait froid, il pleut, il vente et les barbecue party se font rares, trop rares. Soit. Mais soyons plus malins que le baromètre et cette foutue station météo flambant neuve qui n’annoncent rien de bon, malgré un côté tendance et des fonctions très sophistiquées. Contournons le problème et étudions le cas de la brochette estivale que nous aimons tant. Qui a dit qu’elle ne pouvait pas cuire dans notre cuisine ? Une fois les denrées carnées et végétales saisies, il vous suffira de les assembler et de vous installer au coin de la cheminée pour déguster la brochette. Allez, un petit effort, c’est pourtant pas si compliqué…

Brochettes d’agneau au paprika

Pour 4 personnes, à raison de 2 brochettes par personne
Comptez 20 minutes de préparation

Coût : 2,67 euros par personne

Ingrédients

  • 16 morceaux de sauté d’agneau : 6,30 euros
  • 1 oignon rouge : 50 centimes
  • 1 botte d’oignons nouveaux : 1,50 euro
  • 4 poivrons rouges : 2,10 euro
  • 1 CC de paprika
  • 4 abricots secs : 30 centimes
  • Huile d’olive
  • Fleur de sel

Préparation

La veille au soir, pensez à faire mariner les morceaux d’agneau au réfrigérateur. Pour cela, détaillez-les en cubes et préparez une marinade avec le paprika, les abricots hachés, l’huile d’olive, les tiges (seulement) émincées finement des oignons nouveaux, et mélangez-y les morceaux d’agneau. Laissez reposer à couvert au minimum 4 heures.

Nettoyez les poivrons ; enlevez les graines et la partie blanche. Déposez les moitiés de poivrons sur le lèche frites avec les oignons nouveaux. Enfournez pour une trentaine de minutes à 200°C. Otez ensuite la peau des poivrons.

Au moment de passer à table, faites dorer les morceaux d’agneau dans une poêle avec un filet d’huile d’olive. Montez votre brochette en alternant les ingrédients : viande, poivron, oignon rouge caramélisé, et oignon nouveau. Servez avec de la fleur de sel.

Epilogue : à l’heure où je vous parle, la brochette désespérée par ce mois de mai si frais cherche toujours une barbecue party pour l’accueillir et des braises pour la saisir…

A suivre…

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Dans l’Antiquité, les Romains préparaient le puls, un mélange de semoule d’épeautre et de fèves. Aujourd’hui, la polenta est principalement préparée avec de la semoule de maïs jaune. En Toscane, elle est rossa, faites à partir de farine de châtaigne, et dans le Frioul elle est bianca grâce au maïs blanc encore utilisé dans cette région. Il semble que ce plat rustique a survécu en s’adaptant aux nouvelles tendances… Avouons tout de même que certaines cantines scolaires s’obstinent à appeler polenta, un semblant de pâté pour chiens. J’ai un souvenir pitoyable et désespéré du menu polente de mon école primaire. Elle arrivait , peu ou pas salée, déjà figée, sans fromage, et on nous demandait d’avaler ça*… Il n’y avait décidément pas beaucoup d’amour dans ces plats, moi je vous le dis… C’est pourtant si simple de donner du goût à un bon produit… Et même pour 500 élèves, c’est encore possible. J’ai rencontré le cuisinier d’un collège dans la banlieue de Nantes, entouré de son équipe, qui commençait à éplucher ses légumes à 6 heures du matin pour réaliser un couscous maison. Et la vérité c’est qu’avec de la méthode, un savoir faire et beaucoup d’envie, ils y sont arrivés. Le couscous était excellent. Il croyaient simplement en ce qu’ils faisaient… ça arrive encore dans certaines cantines, mais dans certaines cantines seulement …

*Et après on va faire les étonnés quand les lycéens désertent leur cantine pour aller manger un menu hamburger juste en face [remarquez que le Mac Do choisit toujours très bien ses emplacements, question de stratégie commerciale.]

Mais revenons à notre polenta, car j’ai mis du temps à croire que je pouvais en réalité aimer ça, et pourtant, ces panissa ou galettes de polenta méditerranéennes ne m’ont pas déçues.

Galette polenta ter

Pour une vingtaine de galettes

Prévoir 3 heures pour le repos de la pâte

Coût : 5,25 euros

Ingrédients

  • 100 grammes de légumes grillés d’été coupés très fins (poivrons, tomates…) : 2,20
  • Basilic : 25 centimes
  • 125 grammes de polenta moyenne : 90 centimes
  • 4 tomates séchées : 80 centimes
  • 50 cl d’eau
  • Poivre 5 baies et sel
  • 50 grammes de Pecorino ou fontina (à défaut, du parmiggiano reggiano) : 1,10 euro
  • Huile d’olive

Préparation

Faites revenir les légumes une dizaine de minutes dans une sauteuse.

Coupez les tomates séchées en petits morceaux. Versez l’eau et le sel dans une casserole. Portez à ébullition puis baissez le feu. Versez la polenta en pluie, tout en remuant à l’aide d’une cuillère en bois. Remuez jusqu’à ce que le mélange épaississe.

Ajoutez les tomates séchées, les légumes et le fromage coupé en petits dés. Poivrez et mélangez bien. Ajoutez un peu de sel si nécessaire.

Etalez entre deux feuilles de papiers sulfurisés, sur une épaisseur d’environ 1 cm.

Lissez la surface, laissez refroidir pendant 2 à 3 heures au frais. Détaillez la polenta à l’aide d’un emporte-pièce ou d’un verre

Faites dorer les galettes de polenta sur les deux faces dans une poêle avec de l’huile d’olive pendant environ 5 minutes.

Saupoudrez de basilic.

Se consomment tièdes.

Creme de feves 2

Ce que j’aime dans la cuisine thaïlandaise et indonésienne, c’est cette association incroyable de saveurs, ce petit goût incomparable d’ail frit caramélisé sur les bords. Pour cette recette de printemps toute douce et pas spicy du tout [ou si peu], j’ai eu -là encore- envie de retrouver ce petit goût de noisettes… So easy !

Pour 4 personnes

20 minutes de préparation

Edit du 18 août : il faut du temps pour ôter la pellicule des fèves, comptez en réalité 40 minutes de préparation au total.

Ingrédients

  • 400 grammes de fèves extra fines
  • 8 crevettes entières crues péchées en atlantique
  • 1 CS bombées d’ail
  • 1 CS sauce soja
  • 3 CC bombées de purée d’amande blanche ou 50 cl de lait d’amande déjà prêt
  • Huile d’olive
  • Huile de noisette
  • Piment d’Espelette
  • Cerfeuil ou amandes effilées
  • Sel et poivre 5 baies

Préparation

La veille au soir, faites décongeler les crevettes au réfrigérateur.

Plongez les fèves 5 à 6 minutes dans l’eau bouillante salée. Egouttez-les puis ôter la pellicule transparente. Pour obtenir un lait d’amandes, délayez la purée d’amande dans ½ litre d’eau. Mixez finement les fèves puis ajoutez le lait afin d’obtenir une texture veloutée. Salez et poivrez et mixez à nouveau. La texture doit être la plus fine possible. Réservez au réfrigérateur.

Décortiquez les crevettes. Prenez soin d’enlever le filament brun avec la pointe d’un couteau.

Au moment de passez à table, versez un filet d’huile d’olive dans une poêle ; ajoutez l’ail pour le faire frire et les crevettes. Salez et ajoutez une pincée de piment d’Espelette. Déglacez avec la sauce soja.

Versez la crème bien froide dans un bol et disposez les crevettes et l’ail frit sur le dessus ainsi qu’un trait d’huile de noisette sur la crème.

Suggestion de présentation : 1 brin de cerfeuil OU quelques amandes effilées et torréfiées quelques minutes à la poêle.

Je vous l’accorde, les crevettes pêchées en atlantique [le goût est incomparable avec la crevette d'élevage] et les fèves ne sont pas particulièrement bon marché. Mais cette petite entrée un chouilla distinguée peut être réalisée pour une occasion un peu spéciale…

Ah oui, j’oubliais, ce velouté peut se déguster chaud ou froid selon la période de l’année… La crevette, elle étant dans les deux cas cuite à la minute, donc servie bien chaude.

Taboulé vitaminé

Ce taboulé est un trait d’union entre la saison froide et la saison chaude. Le sarrasin donne à l’ensemble une saveur marquée de noisette. Avis aux gens pressés : pas d’épluchage et c’est vite prêt, la graine cuit en dix minutes. Il se déguste bien frais avec une tranche de pain aux céréales toastée et un morceau de vieux comté. A la bonheur !

Pour 4-6 personnes

Coût : bon marché

Ingrédients

  • 1 pomelo et 1 orange en quartiers
  • 100 grammes de julienne de légumes bio (Picard)
  • 1 verre de boulgour
  • 1 verre de sarrasin
  • 1 avocat
  • ½ oignon rouge émincé finement
  • 2 CS huile d’olive
  • Le jus d’1/2 orange
  • Le jus d’1 citron vert
  • fleur de sel
  • Poivre 5 baies
  • Quelques feuilles de menthe ou de ciboulette

Préparation

La veille, faites décongeler les légumes au réfrigérateur. Le jour J, pressez légèrement les légumes et réservez-les. [NB : vous pouvez utilisez des légumes frais (carotte, cèleri, courgette à débiter en julienne).] Faites cuire le boulgour et le sarrasin dans un grand volume d’eau salée une dizaine de minutes. Égouttez et réservez au frais. Une fois la graine refroidie, ajoutez tous les ingrédients et mélangez. Rectifiez l’assaisonnement. Ajoutez quelques feuilles de menthe sur le dessus de chaque assiette ou de la ciboulette émincée finement. Servir bien frais.

Keftas

Je poursuis ma quête de la boulette parfaite. Comme l’explique très bien Andrée Zana, « elle est l’alpha et l’oméga de la cuisine, l’universel et le particulier, ce qui nous ressemble et ce qui nous distingue, l’essence et la quintessence de la cuisine.»  Où que l’on se trouve sur cette planète, que l’on soit pauvre ou riche, la boulette se dresse au centre de l’assiette sous différentes formes ; avec ou sans viande, la boulette est partout…

Embarquement immédiat. Cap à l’est ou au sud, version thaï ou méditerranéenne. Préparées pour l’apéritif, garnies de blé Ebly, à la viande ou au poisson, c’est selon, ces deux recettes vous transporteront avec enchantement…

Pour une cinquantaine de Keftas Ebly

Coût : très bon marché

Ingrédients

  • 500 grammes de veau haché (maigre)
  • 125 grammes Ebly Blé à poêler Provençale
  • Les feuilles d’une dizaine de tiges de coriandre fraîche
  • Les zestes d’une grosse orange non traitée
  • 1 œuf
  • 1/3 de baguette rassie
  • 1 oignon rouge
  • 1 gousse d’ail
  • 1 pincée de Raz El Hanout et de curcuma
  • sel et poivre 5 baies
  • graines de sésame
  • Huile d’olive

Préparation

Dans une assiette creuse remplie de lait, faites ramollir le pain. Faites cuire le blé comme indiqué sur le paquet. Parallèlement faites revenir l’oignon émincé finement dans un mince filet d’huile d’olive. Dans un récipient, mélangez le veau haché, le pain émietté que vous aurez préalablement serré entre vos doigt pour en extraire le liquide, la coriandre ciselée, les zestes très fins de l’orange, l’œuf, l’ail pressé, la pincée de Raz El Hanout. Une fois les oignons cuits, ajoutez-les à la préparation. Enfin, incorporez le blé. Malaxez. Ajustez l’assaisonnement en sel, poivre, épices et coriandre. Formez des boulettes de petites taille pour l’apéritif. Faites les dorer dans une poêle une vingtaine de minutes en prenant soin de les faire rouler de temps à autre afin qu’elles conservent leur forme bien ronde. Puis, enrobez-les de sésame blond torréfié comme de jolis petits bombons. Parsemez de coriandre ciselée et servez sans tarder avec des pics. [Photo ci-dessous prise par mon invité ce soir là : Val]

Kefta

La version au poisson, inspiration asiatique à présent :

Boulettes de poisson

Pour une vingtaine de Bouchées thaï Ebly

Coût : bon marché

Ingrédients

  • 280 grammes de cabillaud ou de lieu jaune
  • 65 grammes Ebly Blé à poêler Persillade
  • Les zestes d’un citron vert
  • 2 CC de mild shoyu (sauce soja)
  • 1 œuf
  • gingembre frais
  • 1 oignon nouveau
  • 5 belles feuilles d’ail des Ours
  • 1/3 de baguette de pain rassi
  • ciboule ou ciboulette
  • cacahuètes natures
  • sel et poivre
  • Un peu de lait

Pour le bouillon

  • 1 belle pincée de thé au yuzu (yuzu temple)
  • 1/2 tige de citronnelle
  • Quelques tiges de coriandre
  • Quelques tiges de basilic thaï
  • 60 cl d’eau

Préparation

Dans une assiette creuse remplie de lait, faites ramollir le pain. Faites cuire le blé comme indiqué sur le paquet. Hachez la chair du poisson au couteau. Dans un récipient, mélangez cette chair à l’oignon nouveau émincé très fin, aux zestes de citron vert émincés, eux aussi le plus finement possible, à la sauce soja, à l’œuf, au gingembre frais (la taille d’un pouce). Ajoutez aussi les feuilles d’ail des Ours émincées et la mie du pain que vous aurez préalablement serré entre vos doigt pour en extraire le liquide. Enfin, incorporez le blé. Malaxez. Rectifiez l’assaisonnement si besoin est. Formez les boulettes apéritives.

Dans une sauteuse, faites infuser le thé (que vous retirer ensuite), la citronnelle, la coriandre et le basilic que vous aurez préalablement déchirés. Laissez réduire un peu le liquide puis plongez délicatement les boulettes quelques minutes dans cette eau frémissante. Retournez-les. Couvrez. Sortez-les et roulez-les dans les cacahuètes natures concassées que vous aurez préalablement torréfiées quelques minutes et saupoudrez les boulettes d’un peu de ciboule ou ciboulette ciselée. Servez sans attendre avec de petits pics de bambous.

Epilogue : Nous avons dégusté ces boulettes avec des amis chers à notre cœur. La cuisine est plus que jamais un domaine d’échanges et de partages… A n’en pas douter !